Visiter la maison de ses rêves
Après avoir écumé les annonces immobilières, avoir téléphoné, laissé des messages, rappelé, vous avez enfin décroché des visites.
Super !
Ou pas.
Car visiter seul, c’est parfois comme partir en randonnée sans carte: on ne voit pas toujours les pièges avant d’y tomber !
- La première maison ? Ah oui… la "vue sans vis-à-vis" ! Le vendeur l’a bien dit : aucun vis-à-vis !
Ah oui… c’est vrai que ce mur en parpaings à 2 mètres du salon ne « regarde » pas à l'intérieur. "Vous savez, avec un bon éclairage, on oublie vite l’absence de soleil !" précise-t-il. Ah bah oui, pourquoi profiter de la lumière naturelle quand on peut vivre en mode "grotte de Lascaux ?" - La deuxième ? Sur le papier, c’est la perfection : bel espace, jolie déco (qui partira avec le déménagement, pensez-y !), un jardin. Mais arrivés sur place…"Ah, la route nationale ? Mais on l’entend à peine ! On s’habitue très vite, vous verrez ! "
Ou pas...
- La troisième ? "Aucun travaux à prévoir"… C'est clair, tout y est : la véranda, le cabanon, la pergola-abrite-toi-là, la princesse des pergolas (oui, la reine c'est plus cher ! Ok, faut avoir la ref)
Tout semble parfait, jusqu’à ce que quelqu’un lâche l’info, généralement bien après la visite, voire trop tard :
- "Ah oui, la véranda de 60m² ? Ah ben non, on ne l'a pas déclarée c'était trop compliqué. Je suis pas architecte moi !"
Surprise ! Sauf qu'il est possible, soit de faire le boulot vous-même, soit, pire, de devoir la démolir car elle ne respecte pas le plan d'urbanisme...
- "La pergola bioclimatique ? Ah bon ? Il faut la déclarer ? Mais elle est appuyée sur le mur et on peut la démonter !"
Eh bien oui : il faut une autorisation des services de l'urbanisme.
- "Le cabanon ? Ah non, on ne l’a pas déclaré mais ce n’est pas comme une dépendance en dur, il est en bois et fait juste 6 m²."
Eh bien oui, là encore, pour un cabanon de 5 à 20 m², une déclaration préalable de travaux est à faire en mairie. Au-delà de 20m², il vous faudra un permis de construire.
À partir de là vous avez trois options (si vous le découvrez avant la signature chez le notaire sinon, oups ! c’est trop tard, il vous faudra TOUT risquer vous-même !) :
- demander au vendeur de régulariser la situation ;
- laisser en l'état et en « faire votre affaire ». Sur un malentendu ça peut passer sauf si attaque de drones fiscaux ! À vos risques et périls, donc ;
- le faire vous-même, en toute connaissance de cause, ce qui est parfaitement légal a posteriori mais qui s'ajoute à la masse des choses que vous avez encore à faire (voir les prochains épisodes)
Mon conseil d'ami : posez des questions et les bonnes !
Avant de tomber sous le charme d’une maison, osez un :
- "La véranda, elle est bien déclarée ?"
- "Et le cabanon, c’est réglo ?"
- "La fosse septique est aux normes ou elle date de l’époque des dinosaures ?"
Ça mange pas de pain, comme on dit.
Parce que découvrir ces détails le jour de la signature chez le notaire, c’est moins, beaucoup moins, drôle. Vraiment.
Ou alors… vous faites plus simple : vous m’appelez, et moi, je filtre avant que vous ne vous déplaciez pour rien, je creuse (pas le terrain, on est d'accord!), je vous accompagne avec toutes les cartes en main pour vous donner des conseils éclairés, transparents et sans mauvaise surprise.
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